Lance le 17 aout dernier, le compte instagram du meme nom qui revendique la jouissance pour les femmes a deja environ 130.000 abonnes.

Lance le 17 aout dernier, le compte instagram du meme nom qui revendique la jouissance pour les femmes a deja environ 130.000 abonnes.

L’occasion de se pencher dans le ravissement feminin.

« T’as joui ? » le sujet intime qui se pose au fond des lits reste aujourd’hui publique, relayee i  propos des reseaux sociaux tel votre slogan, une formule de ralliement Afin de des jeunes femmes revendiquant un ravissement sexuel. Depuis le 17 septembre dernier, « tasjoui » est devenu un compte instagram des plus populaires. Quelques jours apres le lancement, l’application avait deja 50.000 abonnes et aujourd’hui elle depasse les 120.000 ! Sa creatrice Dora Moutot y explique qu’elle ambitionne de « liberer la parole et la jouissance des femmes » car explique-t-elle, la question « t’as joui ? » « anodine et apparemment bienveillante » est « symptomatique d’un veritable malaise qui hante notre societe ». Et la journaliste trentenaire de preciser i  nouveau que nos hommes posent cette question alors que les femmes ne le font nullement parce qu’elles paraissent « en general plus a l’ecoute et malheureusement encore beaucoup trop « au service » du ravissement de l’autre ».

Au-dela de l’explication aussi personnelle que simplifiee d’une raison pour laquelle les hommes posent cette question, Dora Mout publie via instagram des temoignages de femmes qui disent les remarques intimes desobligeantes qu’elles recoivent ou des maladresses erotiques masculines. Mais pas seulement et heureusement ! Notre petit cherie communique egalement des ecrits d’hommes attentifs au joie de leur partenaire et qui veulent savoir De quelle fai§on le developper ou des confidences de femmes qui disent leurs difficultes a jouir malgre l’attention du conjoint. « Tasjoui » n’est nullement (seulement) une application dans laquelle des femmes disent un frustrations erotiques, voir leur mepris pour des males egoistes. L’application libere la parole des jeunes femmes, manifeste – a franchement titre – leurs envies de jouir. Vraisemblablement manque-t-il de conseils, recommendations, educations ?

J’ai jouissance feminine devenue un imperatif au sein des couples

Meme si elle est portee par la vague feministe consecutive a l’affaire Weinstein, la revendication dont fait preuve « tasjoui » n’est nullement neuve. Deja en annees quatre-vingt, la sexologue Shere Hite notait dans le celebre rapport mene aupres de milliers de femmes que celles-ci se sentaient « mises a l’ecart, volees », quand elles voyaient leur mari orgasmer seul. Le Rapport Hite publie en 1976 fit grand bruit, choqua nos uns, convainquit nos autres que des rapports intimes devaient evoluer. Il ebranla les traditionnels comportements sexuels, tel le firent les revendications feministes Afin de l’egalite, la generalisation de la contraception, le declin du patriarcat, l’affaiblissement du religieux ou la secularisation d’une agence. En deux decennies, cette revendication de jouissance fut portee avec bien des femmes et comprise par quantite de hommes au point que le plaisir feminin s’impose maintenant comme un imperatif dans les couples. D’ou vraisemblablement la question « tu as joui ? » si souvent posee par nos hommes.

Mais si le ravissement feminin a mode a i?tre une « obligation » Afin de bien des couples, comme le souligne principalement le sexologue francais Philippe Brenot, il n’est gui?re pour autant facile a obtenir et ce Afin de de multiples raisons tant physiologiques que culturelles ou personnelles.

18 % des femmes jouissent lors d’un coit

Physiologiquement d’abord, l’organe feminin qui permet le plus rapidement d’acceder au ravissement reste le clitoris et ses 8.000 terminaisons nerveuses. Mais il va i?tre applications gratuites de rencontres sites blancs souvent oublie ou insuffisamment stimule au cours des rapports sexuels. Or si ceux-ci se limitent a la simple penetration, les femmes ne jouissent jamais sans probli?me. Seulement 18% d’entre elles ont la possibilite de atteindre l’orgasme de une telle maniere, en fonction de une etude publiee en 2016 dans le Journal of Sex & Marital Therapy. Neanmoins, forcement d’apri?s cette etude, elles sont 36,6 % a jouir si le clitoris reste titille pendant la penetration. Notre grosse majorite des jeunes femmes – entre 70 et 80 % – ont besoin d’une stimulation du clitoris pour connaitre l’orgasme.

Pour qu’une cousine jouisse lors d’un rapport avec un homme, le coit devra donc s’accompagner ou etre precede de stimulations clitoridiennes – des gestes, caresses avec les doigts ou la langue que le partenaire est en mesure de Realiser ou que la femme peut se faire -. Et une telle donnee physiologique du ravissement feminin, il va falloir l’expliquer aux jeunes comme aux adultes, qu’ils soient garcons ou filles, hommes ou dames. Il faudra aussi que le couple parle de le joie, que les partenaires communiquent et se disent ce qu’ils aiment, apprecient moins ou execrent. Sans blesser l’autre… c’est bon qu’il n’est pas forcement facile pour une femme de dire que la penetration ne suffit jamais a la jouissance et qu’il faudrait qu’elle soit soutenue via des caresses clitoridiennes. Mais cette communication vaut la peine et pourra etre d’autant plus recue que pour bon nombre d’hommes, faire jouir un mari est une source importante de plaisirs et de satisfaction.

Plusieurs dames enfermees longtemps au sein des roles d’epouse et de mere

Les difficultes orgasmiques une femme vont pouvoir aussi avoir une explication culturelle. Longtemps, le ravissement feminin a ete tabou. Durant des siecles, la societe patriarcale dominee avec les hommes a enferme les femmes dans leurs roles de meres devouees et d’epouses respectables. Celles-ci ne pouvaient pas etre des corps animes de desirs sous peine d’etre considerees tel des catins. Le sexe et ses plaisirs etaient vus tel appartenant a toutes les hommes qui se devaient d’etre virils, performants et dominants. De telles visions d’une sexualite, une masculinite et feminite, ont faconne les comportements perso, nos focalisant surtout dans le coit qui offre la jouissance masculine. Ces conceptions, revolues au sein d’ nos societes depuis deux decennies, hantent encore l’esprit de bien Plusieurs jeunes femmes, les incitent a se soucier des besoins masculins forcement decrits comme consequents et imperatifs et n’aident ni a se concentrer dans leur propre plaisir ni au lacher-prise total.

Et puis on voit bien des problematiques personnelles a Notre difficulte des femmes a jouir. Celle-ci pourra etre due a une meconnaissance du corps et de le intimite, comme a des problemes de sante, des traitements medicamenteux, des traumatismes vecus, des violences subies ou une education stricte.

Mais la bonne nouvelle, c’ est que le joie s’apprend ! Seul d’abord! Se masturber reste une des excellentes facons de connaitre son corps et de savoir les gestes et mouvements qui offrent le plaisir. Cela s’apprend aussi a deux : plus on fait l’amour avec un individu en communiquant et en etant a son ecoute – pour l’un comme Afin de l’autre -, plus le ravissement reste au rendez-vous. Et puis chez la femme, quand Notre jouissance s’offre, elle est en mesure de etre infinie et multiple…

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